Boutique Biologiquement.comPau d’arco lapacho bio remède d’Amérique du Sud Amazonie

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Noms communs : pau d’arco, lapacho (arbre sacré des incas), îpe roxo.
Noms botaniques : Tabebuia avellanedae, T. impetiginosa, Handroanthus impetiginosus, famille des bignoniacées.
Nom anglais :lapacho, taheebo.

Partie utilisée : l’écorce interne, c’est-à-dire celle qui se trouve entre l’écorce et le bois formé, et dans laquelle circule la sève.
Habitat et origine : grand arbre tropical et sub-tropical, originaire de l’Amérique du Sud.

Indications

Usage traditionnel

Traiter les infections gastro-intestinales, respiratoires et cutanées, les infections à levure (candidoses), l’inflammation, la cystite, la vaginite, le cancer.

Voie externe – protéger contre l’infection en cas de blessure.

Le lapocho a une écorce qui renferme des bienfaits thérapeutiques multiples
Le lapocho a une écorce qui renferme des bienfaits thérapeutiques multiples

Posologie du pau d’arco lapacho bio

Prendre de 2 à 6 gélules par jour avec un verre d’eau

Traditionnellement, en Amérique du Sud, on prépare le pau d’arco lapacho bio sous forme de décoction (une infusion n’est pas suffisante pour extraire les principes actifs) en faisant bouillir, durant 8 à 10 minutes, de 15 g à 20 g de poudre d’écorce interne séchée dans 500 ml d’eau.
Contre la candidose vaginale, on emploie au Brésil des tampons vaginaux imbibés de cette décoction refroidie qu’on change toutes les 24 heures.
En Amérique du Nord, on trouve des capsules de pau d’arco qui renferment généralement de 300 mg à 500 mg de poudre d’écorce séchée et des extraits liquides.

Historique du pau d’arco

Lorsque les premiers Européens sont arrivés au Brésil, les indigènes connaissaient déjà depuis longtemps les propriétés du pau d’arco lapacho bio. D’une part, ils utilisaient le bois de l’arbre pour faire des arcs (pau d’arco signifie « arc de chasse » en langue indigène). D’autre part, ils employaient à des fins médicales l’écorce interne, qui se trouve entre l’écorce et le bois formé, et dans laquelle circule la sève. Ils lui prêtaient des vertus anti-infectieuses et antitumorales. Ils s’en servaient aussi comme antidote aux morsures de serpents ou d’insectes, comme antidouleur et laxatif.

Encore de nos jours, l’écorce du pau d’arco lapacho bio reste populaire auprès des Brésiliens qui en font usage pour combattre toutes sortes d’infections, notamment les gastro-entérites, les infections des voies respiratoires, les infections cutanées, la cystite et la vaginite. Les herboristes locaux le recommandent également pour combattre le cancer. Au Brésil, des cas de guérison quasi miraculeuses de patients cancéreux ont été rapportés dans les années 1960, par le médecin Orlando dei Santi et le botaniste Walter Accorsi, mais n’ont jamais été adéquatement documentées1.

Dans les années 1960, le National Cancer Institute des États-Unis a lancé un vaste projet d’identification et d’isolation de composés anticancer dans les plantes. C’est dans le cadre de ces travaux que des chercheurs ont isolé le lapachol, un des ingrédients actifs du pau d’arco lapacho bio.

Les fabricants de suppléments de pau d’arco lapacho bio présentent la plante comme une panacée qui permet de soigner les ulcères, le diabète, la maladie de Parkinson, les fibromes, l’anémie et le cancer en plus de stimuler le système immunitaire.

Recherches sur le pau d’arco lapacho bio

Usage traditionnel Action antiseptique, antiparasitaire et anti-inflammatoire. Plutôt que de tester l’efficacité des usages traditionnels de l’écorce interne du pau d’arco lapacho bio et de chercher à améliorer la qualité des extraits qu’on en tire, les recherches ont principalement porté sur l’isolation de molécules pouvant servir à l’élaboration de médicaments brevetables pour combattre le cancer. Si bien que la science a peu de choses à nous apprendre au sujet des usages traditionnels de l’écorce.

Cependant, les résultats d’études in vitro ou menées sur des animaux de laboratoire tendent à confirmer que certains composés du pau d’arco lapacho bio auraient bel et bien des propriétés anti-infectieuses, antidouleur et anti-inflammatoire4, comme le veut la tradition. La bêta-lactone, un composé purifié du pau d’arco lapacho bio s’est révélée aussi active que le médicament anthralin pour contrer l’hyperprolifération des cellules de la peau, ce qui pourrait être utile pour soigner le psoriasis5.

Par ailleurs, au cours d’essais in vitro, des chercheurs ont observé qu’un extrait fluide tiré de l’écorce interne du pau d’arco lapacho bio avait des propriétés antifongiques, antibactériennes et antiparasitaires et qu’un extrait aqueux avait des effets anti-inflammatoires. Les essais permettant de confirmer ou d’infirmer l’utilité clinique de ces extraits chez l’être humain manquent cependant à l’appel pour le moment1.

Lapachol et cancer. Dès le début des programmes de recherche financés par le National Cancer Institute des États-Unis, l’intérêt des chercheurs s’est presque exclusivement porté sur le lapachol, un dérivé de la naphtoquinone relié à la vitamine K. Il s’agit de l’une des 18 quinones principales identifiée à ce jour dans le pau d’arco lapacho bio, surtout dans l’écorce interne1.

Les scientifiques se sont rapidement butés à des problèmes de toxicité. En effet, le lapachol pris isolément peut notamment entraîner une anémie et inhiber la coagulation sanguine. Les recherches ont alors été abandonnées. Actuellement, la communauté scientifique s’intéresse à d’autres quinones du pau d’arco lapacho bio, notamment l’alpha et le bêta-lapachone, ainsi qu’à certains de leurs dérivés, mais pour le moment les essais sur les humains manquent à l’appel1.

Précautions

Attention

Bien qu’on ne rapporte aucun cas de toxicité résultant de la consommation de l’écorce interne du pau d’arco lapacho bio, le lapachol, l’un de ses composés, pris isolément peut inhiber la coagulation sanguine1.
Lorsqu’on a donné du lapachol pur à des rates enceintes, tous les foetus sont morts tandis que les mères n’ont pas semblé affectées13. On n’a, par contre, jamais rapporté d’effet semblable à la suite de la consommation de l’écorce interne du pau d’arco lapacho bio.
Contre-indications

Aucune connue pour l’écorce interne de pau d’arco lapacho bio.
Effets indésirables

Aucun connu pour l’écorce interne de pau d’arco lapacho bio.
Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Aucune connue pour l’écorce interne de pau d’arco lapacho bio.
Avec des médicaments

Aucune connue pour l’écorce interne de pau d’arco lapacho bio.
Sur les tablettes

En Amérique du Nord, le pau d’arco lapacho bio est vendu sous forme de gélules ou de poudre d’écorce interne, d’extraits liquides, ou de sachets à infuser.

L’identification des espèces du genre botanique auquel appartient le pau d’arco lapacho bio est relativement difficile. Cela a d’ailleurs donné lieu à une grande confusion. Il existe une centaine d’espèces d’arbres et d’arbustes appartenant au genre Tabebuia. Pour une meilleure identification parmi les spécimens de grande taille, il peut être nécessaire d’attendre que l’arbre produise ses graines, seul moyen infaillible pour déterminer l’espèce (T. avellanedae ou T. impetiginosa).

Pour compliquer davantage les choses, les indigènes du Brésil ont parfois donné le nom de pau d’arco à des arbres d’un autre genre botanique, les Tecoma (qui donnent le bois de teck). Cette confusion se retrouve même chez certains taxonomistes. L’écorce d’une autre espèce est donc parfois vendue sous le nom de pau d’arco sans qu’on n’en sache rien. Aussi, dans certains cas, le contrôle de la qualité n’étant pas assuré, c’est l’écorce externe plutôt que l’écorce interne qui est commercialisée.

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